Traitements anti-varroas

Après la récolte de miel, vient le temps des traitements anti-varroa.

Le varroa est l’un des plus important fléau de l’apiculture car on ne s’en débarrasse jamais. on peut juste contrôler son développement.

Pour rappel, il s’agit d’un acarien qui se fixe sur les abeilles et suce leur hémolymphe (equivalent du sang) un peu comme une tique. Il se reproduit dans les alvéoles sur les larves  (souvent de male) en se laissant enfermer.  Son nombre croit très rapidement et affaiblit la ruche jusqu’à sa disparition en quelques années.  Les piqûres occasionnées sur les abeilles permettent la pénétration de virus et de maladies d’autant plus virulentes que les abeilles sont affaiblies.

Le traitement chimique à l’Amitraz

En France, on continue à traiter avec des produits chimiques de type acaricide à base d’AMITRAZ . Ce produit se présente sous forme de languettes plastiques à laisser dans la ruches 6  à 9 semaines voire plus. Ce produit est  non seulement cher (10€ par ruche) mais à force de l’utiliser aveuglément; que la ruche soit infesté ou non de varroa; comme tout ceux qui l’on précédé, les varroa par sélection naturelle devienne résistants à ce produit.

J’ai eu la malheureuse expérience avec quelques ruches.

Il est aussi probable qu’il reste des traces de ce produit dans la chaîne alimentaire puisque les abeilles se déplacent aussi sur les cadres de miel.

Ce produit n’est plus autorisé dans certains pays comme l’Allemagne et l’Autriche.

Les traitements BIO à base d’acide FORMIQUE/OXALIQUE

Les contraintes sont plus importantes en particulier pour les pros. L’acide formique nécessite un contrôle du nombre de varroa restant entre chaque traitement et il faut faire plusieurs applications à une semaine d’intervalle (souvent 3 ou 4). L’efficacité n’est pas toujours au rendez-vous et il y a des contraintes de température qui définit la rapidité d’évaporation du produit. Si trop froid, le produit ne s’évapora pas et n’est pas efficace, si trop chaud, il s’évapore trop vite et il tue aussi des abeilles.

L’acide Oxalique a une efficacité plus importante (90%) mais s’utilise a un moment de l’année (hors couvain l’hiver) peu propice à l’ouverture des ruches. Il vaut mieux extraire la Reine avant de traiter car cela peut l’endommager.

Les deux traitements s’utilisent de concert généralement.

Il faut aussi parler de l’acide LACTIQUE qui s’utilise sur les essaims capturés pour éliminer les varroa présent sur les abeilles lors de l’essaimage.

Les traitements BIO à base d’huiles essentielles

Le principe est de perturber l’odorat du varroa pour l’empecher de trouver les cellule de male qu’il préfère pour se reproduire. Il y a tout une série de produits comme l’essence de thym, de romarin, gaultherie, etc..

Cet produits sont à utiliser pour ralentir la croissance du varroa au cours de l’année, mais sont peut efficaces en cas d’infestation.

Il faut faire attention au dosage car cela peut camoufler les phéromone de la Reine qui risque d’être tuée en cas de mauvaise utilisation du produit (évaporation trop rapide)

Ces traitement peuvent être utilisés en complément des acides FORMIQUE/OXALIQUE

Les traitements sans produits chimiques

J’ai été surpris de constater ces méthodes utilisées à grande échelle en Allemagne et surtout Autriche alors que je n’avais jamais vu cela en France. Il faut dire que l’année apicole se déroule différemment du fait du climat continental.

La rupture de ponte en Juillet

Tout de suite après la récolte, on isole la Reine qui ne pond plus dans la ruche. De fait, les varroa qui se reproduisent dans les alvéoles ne peuvent plus se reproduire.  Au bout de 3 semaines, on réintroduit la Reine qui reprend sa ponte.

Cela demande une Reine de compétition qui est capable de reprendre une ponte importante pour fabriquer les abeilles d’hiver qui seront en bonne santé.

Je n’ai pas encore compris si la Reine restait dans la ruche dans une cage ou si sa ponte pendant les 3 semaines était utilisée par ailleurs pour faire des nucléi

L’hyperthermie

Cette méthode est à priori utilisée par les pros.

C’est une machine assez coûteuse dans laquelle on pose les éléments de ruche après avoir extrait la Reine.

La machine extrait les abeilles par aspiration puis chauffe par pallier tout l’élément de ruche avec les cadres jusqu’à la température de décès des varroa.

Les abeilles sont ensuite réintroduites dans l’élément et l’on passe à l’élément suivant.

C’est très efficace et sans beaucoup de manipulations

Le cadre à males

Le principe est d’utiliser la préférence des varroa pour les cellules de faux-bourdons (les males d’abeilles).

Les males ont un cycle de reproduction plus long et un oeuf se transforme en abeille male en 24 jours au lieu de 21 jours pour une ouvrière et 16 jours pour une Reine.

On met dans une ruche à cadre au printemps un cadre en périphérie ne comportant qu’une demi cire gaufrée et les abeilles compléteront avec des cellules de males.

Ce cadre servira d’aimant à varroa, et sera ensuite eliminé par l’apiculteur qui se débarasse des larves de males et des varroa en même temps.

 

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